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N° 5 - 17 MAI 2002
ATTACHES, sAVEZ vous QUE ?
Attachés d’administration et Attachés des services de la Ville de Paris, vous constituez la grande majorité de l’encadrement. Sans vous, le fonctionnement des services, la continuité et la mémoire du service public ne seraient pas assurés car les énarques qui monopolisent les postes supérieurs ne font le plus souvent que passer.
Cependant…
La Ville de Paris est la seule collectivité territoriale de France à vous refuser la N.B.I. alors que selon les accords Durafour, c’est un droit pour ceux qui exercent des responsabilités et une technicité particulières.
Par contre, les hauts fonctionnaires de la Ville de Paris perçoivent, (avec pour justification, les mêmes arguments présentés pour vous la refuser), un surplus de rémunération de 382 à 764 euros (soit 2.505 à 5.011 F) par mois, appelé N.B.I…
Attachés d’administration de la Ville de Paris, vous ne bénéficiez pas de l’avancement auquel vous avez droit.
Votre statut permet de nommer 35 % du corps dans le grade d’attaché principal,
Or la Ville de Paris n’a jamais voulu atteindre ce pourcentage, et ne compte y parvenir qu’en 2011, lorsque la moitié du corps aura pris sa retraite !!
Vos rémunérations accessoires n’atteignent pas celles des cadres techniques qui exercent des fonctions comparables.
Attachés et ingénieurs exercent souvent des fonctions de même niveau et se succèdent parfois sur les mêmes postes. La Ville de Paris refuse d’augmenter vos primes pour rattraper un retard de 30 à 60%, alors qu’elle en a les moyens budgétaires et la capacité juridique !!!
Attachés, vous n’êtes pas jugés capables de remplir des missions de confiance.
Contrairement à ses affirmations, la municipalité ne fait pas confiance aux cadres de la ville et recrute massivement du personnel extérieur, dont bien souvent des chargés de mission. Cette méfiance et ce mépris du personnel sont injustifiables, alors qu’un certain nombre de hauts fonctionnaires, occupant sous l’ancienne mandature des fonctions directionnelles, ont été nommés à des postes équivalents.
Pour Résumer ….
Votre travail ne comporte pas de responsabilités ou de savoir-faire particuliers, méritant un surplus de rémunérations prévu par la loi, pour lesquels vous avez accompli des études supérieures d’un niveau au moins égal à Bac +4, voire Bac +6, suivi des préparations fastidieuses, réussi des concours très sélectifs, passé des examens professionnels aux résultats aléatoires ou joués d’avance, supporté l’absence de soutien et le mépris de certains de vos supérieurs hiérarchiques qui ne voient en vous qu’un cadre A- (alors qu’ils se considèrent comme des cadres A+), enduré des problèmes de personnels pour lesquels vous ne disposiez pas de moyens de réponse adaptés.
Vous êtes sous-payés, avec des salaires de débutant inférieurs à 1520 E ou 10 000 F, vous avez une progression de carrière lente, un salaire moyen équivalent à celui d’un technicien dans le secteur privé et l’espoir de gagner en fin de votre vie professionnelle, après 37 années et demie de bons et loyaux services, moins de 3500 E si vous avez été nommé attaché principal. Sinon n’espérez pas plus de 3000 E, soit à peine le doublement de votre faible traitement de début.
Vos états de services ne justifient pas l’avancement auquel vous pouvez prétendre légitimement et d’ailleurs vous pouvez être remplacés très facilement par un chargé de mission qui n’a pas les mêmes garanties statutaires (et donc l’indépendance nécessaire) ni la déontologie d’un fonctionnaire.
Vos perspectives de carrière sont très faibles : 1% seulement des attachés sont nommés administrateurs au tour extérieur !
Votre formation et votre expérience ne vous assurent pas une reconnaissance de votre métier qui puisse vous permettre d’occuper des postes à responsabilités vous assurant une promotion à coup sur.
Si vous pensez que se syndiquer présente une connotation ouvrière, que cela risque de vous nuire, et que les grèves sont réservées aux catégories B et C, sachez que les corps administratifs et techniques supérieurs sont syndiqués à près de 50%, que les magistrats des tribunaux administratifs et des chambres régionales des comptes, (recrutés par l’E.N.A.), le sont à plus de 70 % ! Ils ont fait grève il y a plusieurs années et leurs primes ont été revalorisées à la suite de leurs mouvements…
Si vous estimez qu’il vaut mieux se débrouiller tout seul, et accepter n’importe quoi pour faire carrière, songez qu’à moins d’être particulièrement introduit, rares sont ceux et celles qui ont récupéré leur investissement personnel car il y a beaucoup plus de carriéristes que de postes.
Mais, si vous avez le respect de vous-même, de votre travail, et du service public, alors réagissez sinon vous donnez raison aux autorités municipales (de n’importe quelle couleur politique qu’elles soient) qui ne vous reconnaissent pas à votre juste valeur, vous utilisent et vous refusent tout ce à quoi vous pouvez prétendre, car elles savent que les attachés, à la différence d’autres cadres, ne défendent pas leurs intérêts et ne réagissent pas.
Syndiquez-vous à un syndicat apolitique, indépendant, majoritaire parmi vos représentants, qui défend uniquement vos intérêts de cadres. C’est également un lieu de réflexions et d’échanges. La cotisation, dont la moitié est déductible de vos impôts, comprend une protection juridique qui peut vous servir.
Paris Cadres infos Flash est le bulletin d’informations rapides du Syndicat des Cadres Administratifs et Assimilés. Ces informations sont développées dans Paris cadres Infos, transmis aux adhérents. Pour en savoir plus, pour adhérer au SCAA contactez Marc Faget ou Pierre Debeurre, en téléphonant au 01 43 47 80 81 ou 84 67 (fax 01 43 47 81 45 ou cadresvp@free.fr )